ARCHITECTURE

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De la rue Blanche ...

Fondée en 1820 par Prosper Parfait Goubaux, la pension Saint-Victor fut transférée dans la circonscription du collège Bourbon, aujourd'hui lycée Condorcet, après la révolution de 1830.

 

En 1844, elle reçut le patronage de la Ville de Paris et prit le nom d'école municipale François Ier avant d'être rebaptisée Collège Chaptal suite à la révolution de 1848.

 

Avec ses bâtiments enclavés entre les maisons et hôtels particuliers, l'ancienne pension de la rue Blanche ne se prêtait guère à la reconstruction d'un nouveau Collège.

 

 

... au boulevard des Batignolles

On se mit alors en quête d'un vaste terrain à proximité, pour éviter d'imposer un déplacement aux externes qui habitaient les quartiers voisins, et aux demi-pensionnaires, que les trains de la banlieue ouest amenaient chaque matin à la gare Saint-Lazare.

 

La Commission municipale décida donc d'implanter le nouveau Collège en lieu et place des jardins spacieux délimités par le boulevard des Batignolles.

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Eugène Train et la "décoration par les matériaux"

Le chantier fut confié à Eugène Train, alors architecte en chef de la Ville de Paris et responsable du VIIIe arrondissement dès 1863.

Il reçut le Prix Duc de L'Académie des Beaux-arts le 5 avril 1873 pour la construction du nouveau collège Chaptal entre 1866 et 1876.

En 1875, il réalisa une Vue perspective du Collège Chaptal à Paris, qui fut exposée au Salon des artistes français de 1876 et à l'Exposition universelle de 1878.

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Eugène Train

Vue perspective du Collège Chaptal à Paris

en 1875

Don de Mme Maurice Train, 1983.

Crédit : Musée d'Orsay

 

Les instructions ministérielles de l'époque préconisaient l'utilisation des matériaux en usage dans la région. Quant au traité de Julien Guadet, alors Professeur à l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il insistait sur le caractère répétitif de l'architecture de chaque établissement, lui conférant son identité propre.

La façade du Collège Chaptal, avec son alternance polychromique de briques et de pierres, en constitue un parfait exemple, au point où un critique de la Revue générale la caractérisa de "système de la décoration par les matériaux".

La construction de l'établissement marqua le début du rationalisme constructif dans le domaine de l'architecture scolaire.

L'architecture des lycées obéissait désormais à une logique plus fonctionnaliste, mélangeant les éléments caractéristiques des anciens collèges royaux (chapelle centrale) avec d'autres, nés de la nécessaire adaptation à des programmes et nécessités matérielles : outre l'accent mis sur la salubrité, les internes furent divisés en trois sections, les petits, les moyens et les grands, avec pour chacune, sa propre cour plantée d'arbres. Cette organisation reste visible à ce jour.

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Plan de la cité scolaire Chaptal.

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